texte
texte
Lettre aux élus
Aux membres de la Commission Culture d’Amiens-Métropole
Chers élus
Vous avez été portés par l’espoir des acteurs culturels de la Métropole de voir se développer l’espace de la création, du partage culturel dans un dialogue bienveillant et intelligent entre les artistes et Amiens-Métropole.
Nous attendions une politique qui permette à la diversité des talents et des projets, aussi divers que sont les habitants de la métropole, de s’épanouir, de grandir, de se cultiver.
Les propositions du Vice-Président à la Culture pour les compagnies de théâtre déçoivent nos espoirs, trompent nos attentes et pour beaucoup d’entre nous, à terme, ruinent nos travaux.
Si vous lisez le récit de notre cas particulier, sans être détectives, ni magistrats, vous pouvez mesurer que la logique qui est à l’oeuvre n’a rien à voir avec une vision large et émancipatrice de la place des artistes dans la Cité, ni avec une réelle connaissance des pratiques des gens d’ici, ni même avec le simple respect des citoyens des arts et de la ville.
Les assises de votre début de mandat étaient une chose nouvelle et passionnante ; elle ont accouché d’un dépliant dont la lettre eût pu permettre que le débat d’idées ouvre à la reconnaissance heureuse de la pluralité des pratiques théâtrales, ce qui aurait permis à tous, professionnels, amateurs, enseignants, élèves, étudiants, jardiniers, footballeurs du sud, du nord, de l’est et de l’ouest de vivre cet accès privilégié à la parole, au geste et au patrimoine artistique présent et passé dans la liberté d’action et dans la confrontation des formes et des manières.
Mais l’esprit qui s’y cachait se révèle maintenant : nous attendions Malraux et Vilar ou Planchon, ce sont Raffarin et Donnadieu de Vabres et Besson qui apparaissent.
De même que Raffarin s’empressa de détruire les dispositifs artistiques éducatifs qui permettaient aux artistes de venir mêler leurs univers à celui des enfants, élèves, étudiants et maîtres, de même la pratique envisagée par Amiens –Métropole aura pour effet de faire disparaître ces compagnies et artistes, forces initiales et naïves d’où viennent les acteurs de la ville.
Convenablement coordonné avec la destruction déjà bien avancée du statut des intermittents programmée pour 2012-2013, cela réduira les amiénois au silence, et donnera enfin du sens au mot d’ordre « la culture pour chacun», corollaire de « l’éducation pour chacun » qui accompagne depuis quatre ans la désarticulation de l’école publique et le démantèlement de la formation des maîtres.
Puisqu’il « y a trop de compagnies » à Amiens, que « l’argent se fait rare » pour ces compagnies ( -(35 000 +20 000) = -55 000 la solution de cette équation négative est dans le récit de notre particulière aventure), et qu’elles « jouent devant leurs familles » (nombreuses !), ne serait-il pas raisonnable, après avoir asséché le vivier du théâtre, après les avoir bannis de la Métropole culturelle d’accorder à tous ces gens de théâtre et leurs familles le titre de Roms, de les envoyer au-delà des Alpes, et d’étendre ces dispositions au monde de la musique et des arts plastiques, voire mźme du sport et de l’éducation populaire.
Moins d’amiénois, des finances saines, une culture officielle légitime, unique.
Les betteraves ne s’en porteront que mieux.
En tant que directeur artistique du Théâtre Charnière, metteur en scène, auteur, ayant vu de près la désolation de l’éducation et du théâtre dans l’Angleterre de Margaret Thatcher, ayant initié au théâtre bon nombre des acteurs professionnels et non professionnels de cette ville, les ayant défendus et aidés, leur ayant mis le pied à l’étrier, je vous demande, chers élus, de revoir sérieusement les propositions du Vice-Président : elles ne sont pas dignes d’une politique de progrès, ni d’une politique culturelle, pas dignes du tout.
Ce n’est pas le théâtre que vous massacrez, c’est vous. C’est nous tous.
Ce n’est pas la Métropole que vous gérez, ce sont ses habitants que vous appauvrissez.
J’ai participé à la réflexion pendant la campagne des municipales, aidé à définir les axes d’une politique culturelle de progrès et même écrit un petit papier : vous trouverez ma contribution sous la forme d’une manière de jardin de l’Abbaye de Thélème que deviendrait Amiens où les gens, et les enfants pourraient peindre, écrire, jouer la comédie, chanter, danser sculpter en compagnie d’artistes dans des ateliers de quartier, d’entreprise, d’école ; où tous auraient le droit ą la parole ; par la grâce d’une politique intelligente, ouverte et généreuse ils pourraient cultiver cette parole, la faire entendre et la travailler.
C’était l’esprit de la MDT quand elle fut créée sous la gauche et qui fut respecté pendant de nombreuses années.
Une vraie richesse culturelle s’en est suivie.
Naissances et effervescence d’artistes et de compagnies qui font vivre la ville dans sa diversité.
C’est dans cet esprit que nous avions accepté notre résidence à l’Odyssée, esprit partagé dans le coeur et dans l’action avec les gens de l’Odyssée.
Je ne veux pas croire que vous souscriviez au rabougrissement et à la décoloration des espoirs de ceux qui vous ont fait confiance il y a trois ans.
Ne les désespérez pas, l’enjeu ne se cantonne pas au petit monde local, ni même régional.
Prenez vos responsabilités ; rectifiez, pour tous.
François Debary
P.S.
Prôner «l’inégalité», présenter l’imaginaire de «l’excellence artistique comme remède à la crise», ignorer le passé, raconter des balivernes sur la nature et le fonctionnement du Comité et des financements, pour tenter de faire taire dès cette année douze compagnies sur vingt-cinq,
renier les assises de 2009, réduire la création, et ce faisant sa valeur d’éducation éthique et citoyenne,
agir contre les artistes amateurs ou professionnels,
les dénigrer, les séparer, tenter de les monter les uns contre les autres, prendre aux pauvres pour donner aux nantis, cela relève pour le moins d’une grande méconnaissance des habitants d’ici, d’une ignorance de la culture et des valeurs du Théâtre, d’une impuissance intellectuelle et politique qu’aucun masque de parole ne pourra cacher plus longtemps.
Discrimination, ignorance, instauration de la guerre de tous contre tous, mépris des artistes, appauvrissement généralisé, culture unique, ce ne sont pas vos valeurs que je sache. Il y a de quoi s’indigner.
Faîtes en sorte que nous puissions être fiers de ceux que nous avons élus.
fd
Les Ateliers de création du Théâtre Charnière : une histoire particulière
T.C. a développé quatre ateliers de création depuis seize ans, dont un atelier d’écriture de pièces de théâtre.
Leurs qualités artistiques reconnues par tous, et leurs succès publics, tant dans les Soirées d’Eté que dans les présentations de réalisation, leur ont permis de toucher un très grand nombre de participants, de fidéliser une audience toujours croissante, et en coordination avec le travail spécifique de la Compagnie du Théâtre Charnière, d’offrir à des professionnels de tous horizons de travailler avec des fous de théâtre et de faire les essais et recherches qu’ils ne peuvent accomplir nulle part ailleurs.
Ils ont permis de mêler les populations amiénoises dans des projets artistiques authentiquement aboutis.
Ils ont permis de confronter les démarches des metteurs en scènes et des participants aux actions menées par les différentes compagnies et lieux de théètre, et tout particulièrement à celles du Théâtre Charnière dans les lieux d’enseignement de la Maternelle à l’Université.
Ils ont été un lieu de discussions de la vie théâtrale et un lieu de débat des productions et diffusions de toutes les salles de théâtre de la capitale picarde.
Les participants voient en deux ans une soixantaine de spectacles.
Ils ont contribué à faire du Théâtre Charnière un lieu d’émergence de nouvelles compagnies de toutes sortes, et un lieu de professionnalisation pour toutes celles et tous ceux qui rêvent de vivre de leur art.
Ils sont un lieu d’écriture d’un théâtre d’aujourd’hui, et un lieu d’exploration de toutes les cultures du Théâtre.
Les productions ont connu, comme dans tout art vivant, des instants de grâce et des moments de peine, et elles ont tenu les caps de leurs objectifs artistiques et culturels.
L’appel d’offre de 2006 et 2009
En Juin 2006 Madame Vautrin qui administrait seule la MDT fit valoir à Amiens Métropole que nos ateliers de création devaient absolument légalement faire l’objet d’un appel d’offre, mais ne fut pas suivie par la municipalité.
Toujours seule directrice de la MDT elle revint à la charge en 2008-9, et rédigea avec les conseils éclairés de M. Lafani un cahier des charges et un protocole d’évaluation.
Malgré nos protestations l’appel d’offre a été lancé par Amiens Métropole sur notre travail en mai 2009 sous l’intitulé « création d’une école de théâtre à la Maison du Théâtre ». Essentiellement copié sur notre protocole.
Pour pouvoir continuer nos travaux, et sollicités par Amiens Métropole nous nous nous sommes portés candidats.
Amiens Métropole a sollicité un autre candidat en concurrence. Une compagnie qui était dans une situation financière déficitaire depuis plus de deux ans, et ne disposant pas des ressources humaines nécessaires.
La commission d’appel d’offre s’est réunie et a fait savoir qu’il était aberrant de faire un appel d’offre sur un projet culturel. A l’invitation des organisateurs, les membres de la commission n’ont pas examiné les bilans comptables des deux compagnies, ni les budgets prévisionnels pourtant prévu dans le protocole d’évaluation.
Ils n’ont pas eu le temps de lire les documents fournis en profondeur ; ils eussent découvert l’irrecevabilité financière de la candidature concurrente, et aussi que ses intervenants dont la liste devait être fournie conformément au cahier des charges, comportait une déclaration fallacieuse (ni plus ni moins qu’un des metteurs en scène des ateliers de Charnière), et qu’enfin l’atelier concurrent était envisagé sur trois ans alors que l’appel d’offre était contraint à une seule année.
Dans ces conditions la commission a voté et aurait donné l’avantage d’un iota à la compagnie concurrente.
Qui évidemment ne pouvait ni en droit, ni en fait, assurer la suite des opérations.
La dotation de « l’école de théâtre » ne couvrait même pas le déficit actuel de la compagnie concurrente.
Nombreux ont été les artistes à protester contre la procédure suivie par Amiens-Métropole au motif simple que la Culture n’est pas une marchandise.
L’appel d’offre a été déclaré sans suite.
2010 Le Comité de suivi
Il a ensuite été proposé, début octobre 2009, au Théâtre Charnière de quitter la Maison du Théâtre et de s’installer en résidence à l’Odyssée.
Les conditions, consignées dans une lettre d’Amiens et Amiens Métropole, étaient les suivantes :
Charnière poursuit ses ateliers à l’Odyssée
Il y mène des actions de Théâtre
Il retrouvera des conditions analogues de présentation en fin de saison à celles qu’il a connues et créées à la M.D.T et avec la M.D.T. dans des salles qui accueilleront les spectacles (Safran, Tati)
Charnière disposera d’un bureau à l’Odyssée où il établira son siège social
La salle de l’Odyssée, dont le sol est en miettes, le plafond crevé, l’électricité à refaire, et qui ne peut recevoir que 49 personnes, sera aménagée avec gradins, grill technique, mise hors d’eau, et sécurisée pour que l’Odyssée dispose d’une salle de spectacle
Le comité théâtre accompagnera régulièrement le travail des ateliers et les actions de Charnière à l’Odyssée
Enfin Charnière, en convention recevra une dotation de 35 000 € correspondant au fonctionnement des ateliers et de leurs productions, et pourra soumettre son projet de compagnie au comité de projets artistiques théâtre de novembre.
Puis fut créé le Comité de suivi et d’accompagnement des projets Théâtre.
Nous avons présenté un projet de création « Kim » à la session de novembre 2009, qui coordonnait notre politique de création avec notre résidence à l’Odyssée et permettait de rejoindre les talents de professionnels et d’amateurs de plusieurs lieux et d’horizons très différents.
Ce projet ne fut pas validé par le Comité qui ne fit qu’entériner en février 2010 la décision prise par le Vice-Président en octobre 2009 concernant les ateliers de création et d’écriture.
En fait
Charnière a poursuivi ses ateliers à l’Odyssée, très bien accueilli par les gens de l’Odyssée
Charnière a mené des actions publiques dans la salle de l’Odyssée, dont les travaux ą ce jour n’ont toujours pas commencé
Charnière a dû se débrouiller seul pour trouver des lieux de présentation pour deux de ses ateliers ; seul « Fracasse » a trouvé une place – un peu courte- au Safran, dont les gens ont fait très bon accueil, tant technique que public
Aucun des membres du comité n’a suivi le travail dans sa progression– sauf Patrick Lafani, qui connaît Charnière depuis longtemps et a travaillé avec nous en milieu scolaire et sur scène ; encore n’a-t-il pas saisi l’occasion des spectacles à l’Odyssée, ni ne s’est intéressé au travail d’écriture.
Messieurs Alain David, Christian Perrin, et Jean-Pierre Hadoux et Madame Nathalie Laurette n’ont rien vu et rien suivi.
Madame Francine Bergé n’a vu qu’une présentation. (La Charrue et les Etoiles)
Madame Lyacout Haicheur a assisté à la même présentation, et à une répétition publique du même texte.
Monsieur Florent Krim a entre temps démissionné du comité.
La convention n’a été proposée à Charnière qu’en juin 2010 (en fin de saison) et les deux tiers de la dotation versés pendant l’été, ce qui a forcé la trésorerie de la compagnie dans ses derniers retranchements.
Une réunion du comité organisée le lendemain de la dernière de Fracasse par le Comité s’est soldée par la décision de ne plus subventionner nos travaux d’atelier parce que ces ateliers privilégiaient « l’épanouissement personnel » domaine non prioritaire dans le cadre de l’appel à projet au détriment de la qualité artistique et de la valeur culturelle de l’action.
Madame Bergé s’est montrée particulièrement véhémente contre le travail de l’équipe de Pierre Bourduge au motif que les participants avaient eu des trous de mémoire, ce qui est rédhibitoire à ses yeux.
Nous recevons une lettre datée du 8 juillet dans laquelle il est écrit
que plusieurs membres du comité ont suivis(sic) la totalité de votre travail
Que nous avons reconnu que le rendu n’était pas satisfaisant pour la collectivité et notre compagnie,
Qu’Amiens Métropole est très attentif à soutenir une activité théâtre à l’Odyssée, et que « nous sommes attentifs au travail que vous menez depuis de très nombreuses années et qui s’inscrit dans l’histoire de notre ville et devra enrichir la réflexion »
Autant de billevesées.
Il nous est demandé de présenter un projet de création/formation (sic)totalement en rapport avec le projet de notre compagnie.
On y reconnaît la plume, le style et les effets typographiques de l’auteur du rapport sur les musiques actuelles.
Nos projets, quels que soient les documents que nous ayions présentés, ont toujours été des projets de création/formation, et sont fondés sur le projet Workshop de Joan Littlewood.
Et nos travaux –réussis, pas réussis selon les gens et les circonstances- sont entièrement fondés sur la pédagogie du Théâtre par et dans la création, ouverts à tous les publics, partout, depuis 1983.
Enfin
En d’autres termes à l’O.P.A. lancée par la M.D.T. en mai 2009 sur notre travail et nos protocoles ayant échoué, a été substituée une procédure tout à fait spéciale, où les membres du Comité nous ont dessaisis de notre compétence sans avoir réellement et démocratiquement pu débattre de ce qu’ils auraient dû suivre.
(Seule Madame Lyacout Haicheur a pris le soin de suivre un petit bout de processus, et eu la courtoisie d’en discuter avec nous.)
On mesurera à ce récit que nous avons tenu nos engagements, ce qui n’est pas le cas d’Amiens Métropole.
On trouvera sur notre site le compte-rendu de la réunion du 1er juillet.
Nous tenons à votre disposition les différents éléments épistolaires échangés pendant tout ce temps où il nous semble qu’on a voulu faire une gestion maladroite de la culture contre ceux qui la portent et qui en ont l’expérience.
Il nous semble aussi, compte tenu de tous les moyens employés (souvent éthiquement et juridiquement indéfendables) qu’après avoir utilisé une compagnie en détresse – qui a déposé son bilan- pour en mettre une autre en difficulté, on a tiré des ficelles peu honorables pour réduire notre compagnie.
Nous sommes tous gens de bonne volonté, nos artistes ont des talents, et nous partageons les valeurs humanistes de progrès et de mutualisation de la culture et des arts.
Nous avons bien du mal à nous reconnaître dans ce qui a été engagé contre Charnière, et nous craignons que, même si quelques uns croient pouvoir en tirer avantage dans l’immédiat, une telle posture, à terme ne puisse qu’être dommageable pour tous les amiénois, élus et simples citoyens.
Dans la foulée, en juillet, 35 000€ ont été retirés de la dotation aux compagnies et affectés ailleurs au titre de « prestations ».
C’est ce qui explique la diminution de la dotation aux projets, auxquels s’ajoutent encore 20 000€ qui n’ont pas été affectés.
Nous avons présenté un projet de création « As you like it »dans la veine et l’esprit de Charnière en lien avec l’Odyssée qui n’a pas été examiné par les nouveaux membres du comité de suivi « doit être examiné par une autre instance » nous ont révélé deux membres du même comité – qui au passage n’a rien de souverain du point de vue juridique, ne peut avoir qu’un rôle consultatif - c’est ce que l’on appelle une commission informelle- et auquel M Lafani n’a pas participé lors de cette session.
Nous avons reću malgré tout la lettre type de refus.
Nous n’avons pas été les destinataires de la lettre de la MDT concernant la création des ateliers de formation ą la MDT de Marcel Bozonnet (artiste associé à la MCA) et Francine Bergé (membre du comité de sélection).
Voilà pour ce qui concerne le récit des événements qui concernent notre compagnie.
Mêlant depuis tant d’années professionnels et amateurs dans des créations qui rejoignent un public large et nombreux (2400 spectateurs pour Falstaff et 1300 pour les ateliers, sans compter les milliers de spectateurs de nos « soirées d’été » et de nos ateliers de pratique artistique en lycée et collège), et versant bon an mal an 50 à 60 000 € de rémunération et charges sociales, nous autofinançant à 54%, nous sommes une compagnie particulière attachée à l’éducation populaire, au partage de la culture théâtrale, qui a construit un lien profond entre l’Ecole, de la maternelle à l’Université, la pratique du théâtre et les arts du spectateur, de la création théâtrale professionnelle et la découverte amateur, acteur culturel dans la ville d’Amiens.
L’état actuel des ateliers
L’atelier de Sophie Matel et Thierry Mercier – Cie La Chrysalide- avait présenté le travail solide et engagé « Croisades » de Michel Azama.
Ce groupe s’est dispersé et un groupe s’est constitué « Ephémère » qui entend poursuivre une coopération avec la Chrysalide.
Ce groupe est joignable par la Chrysalide.(M.D.T.)
L’atelier de Pierre Bourduge (THEG) s’est retrouvé et entend continuer de travailler.
Le Théâtre Charnière met son local et ses moyens techniques ą leur disposition.
Contacts T.C.
L’atelier Fracasse persévère et engage d’une part la diffusion de Fracasse, et d’autre part un travail de formes rapides – une création tous les trois mois- qui seront élaborées et présentées en coopération avec l’Odyssée.
C’est un atelier interne au Théâtre Charnière, fondé comme toujours sur le couple création/formation, il est ouvert à toutes et à tous, du monde entier et pour partout.
Capitaine Fracasse a été joué à la Hotoie les 4 et 5 novembre, et le groupe a mis en chantier « Le Mariage » de Nicolas Gogol. Présentation à l’Odyssée.
Contacts T.C.
Ce travail d’atelier Fracasse est conjoint à la création de « As You Like It » de W. Shakespeare par le Théâtre Charnière, le Cabaret Grabuge et la Troupe Solilès dont l’aboutissement est fixé à décembre 2011.
L’atelier d’écriture, selon les conditions financières reprendra courant 2011, et les textes déjà achevés seront mis en jeu par l’atelier Fracasse dans les plus brefs délais.
Contacts T.C.
Et encore
M. Bozonnet a parrainé en octobre un atelier du service Education-Jeunesse, en direction des 16-25 ans place Dewailly, sous la conduite d’Omar qui commença le théâtre dans nos ateliers à la MDT pendant quatre ans (Jules César, La Locandiera) , et connut ses premiers cachets en jouant l’hôte dans « Falstaff » à Charnière.
Enfin il semblerait que deux ateliers de formation continuée, service Culture, viennent à s’ouvrir à la MDT à la rentrée M. Bozonnet en direction des amateurs, et Madame Bergé en direction des professionnels.
Nous souhaitons un franc succès à ces prestations et suggérons qu’on leur adjoigne une troisième prestation : un atelier de conversation, animé par M. Lafani, sur des thèmes comme « désamour de soi et désamour des autres » « loyauté et fidélité » « richesses personnelle et collective » « Rhétorique et finesse : Jean d’Ormesson et Paul Guth »…
En résumé
Arrivée de la MCA à la MDT début 2006, la personne en charge de la direction en juin 2006 a retiré à Charnière l’usage d’un bureau d’administration, sollicité sans succès l’organisation d’un appel d’offre contre nos ateliers de création et d’écriture, créés en 1985 ,qui rejoignent professionnels et amateurs sous la direction de professionnels ; puis est revenue à la charge avec la nouvelle municipalité en 2009.
Elle a tenté de réduire à néant notre atelier d’écriture au motif de l’inscription de la MDT dans le dispositif ANETH, association nationale essentiellement portée par des maisons d’édition, et tentant de s’implanter dans différents lieux en France.
Puis a mis en place un appel d’offre dont la commission était présidée par le Vice Président à la Culture. Malgré différentes manoeuvres, en partie à causes d’elles, et en aussi à cause du soutien des compagnies et des gens, l’appel d’offre a été déclaré sans suite.
En octobre 2009 ,après la rectification d’un rapport fallacieux, il a été proposé à notre compagnie de s’installer en résidence à l’Odyssée, avec un assortiment d’engagements réciproques. Nous avons tenu les nôtres, l’Odyssée aussi, mais Amiens-Métropole est revenue sur la presque totalité siens.
Pourtant conformes aux axes de développement de la municipalité, nos deux projets 2010 et 2011 , « Kim » et « As you like it » ont été ignorés par le Comité qui n’a pas accompagné nos travaux d’atelier et qui les a déclarés non satisfaisants, après une mascarade d’évaluation et une lettre de fantaisie.
35 000€ ont été retirés de la dotation des projets et déplacés à un intitulé « prestations ».
M. Bozonnet (artiste associé à la MCA) qui avait renoncé à présenter un dossier à l’appel d’offre au dernier moment, et Madame Francine Bergé, membre du comité sont en passe de fournir à la MDT une prestation de formation continuée en direction, l’un des amateurs, l’autre des professionnels.
Le dispositif ANETH a cessé ses activités.
Notre Compagnie est désormais sans subvention et sans théâtre.
.............................................................................................
Ci joint une lettre de M.Hadoux qui confirme qu’il n’a rien vu de nos travaux, que Fracasse quatre mois après avec jugé que nos ateliers n’étaient pas recevables.
Les derniers développements dans le Courrier Picard.